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Je n’aime pas les enfants de mon conjoint

Pour cet article, je me mets à votre place et j’écris ce que vous pouvez penser tout bas. Si ce n’est pas votre cas, passez à un autre article!

Je n’ai pas d’enfants mais malheureusement mon conjoint, lui, en a.

J’ai peur de passer pour une personne méchante, mais je n’aime pas les enfants de mon conjoint.

Je n'aime pas les enfants de mon conjoint

Je n’aime pas les enfants de mon conjoint

Je ne m’entends pas bien avec eux. On dirait qu’ils me cherchent, même si moi je n’ai pas cherché un conjoint avec des enfants.

Disons que le gars venait avec les «gosses» tout simplement («gosses» dans le sens européen et non québécois!) ou, si vous préférez, les gosses venaient en prime avec le gars. C’était un forfait : le conjoint + ses enfants en  garde partagée ou non.

Je n’ai pas d’enfants moi-même mais je dois composer avec ceux de mon conjoint. Et je n’aime pas les enfants de mon conjoint, parce qu’ils ne m’aiment pas non plus et me font la vie dure.

Déjà que la vie de couple n’est pas toujours évidente, quand en plus il faut s’entendre avec des petits monstres enfants.

On dit que c’est pur un enfant, et je n’ai jamais compris d’où venait une telle expression que je trouve plutôt fausse.  Du moins, si elle est vraie, ce n’est qu’à la naissance. Après ça, ça se gâte et rapidement.  L’enfant prend les faux plis des adultes en deux temps trois mouvements.

Cette expression sur la pureté doit venir du même endroit que «dormir comme un bébé». Euh, pardon, je sais pourtant que les bébés se réveillent la nuit pour brailler…  C’est ça dormir comme un bébé?

Mon conjoint n’a pas de bébés qui braillent la nuit, mais je n’aime pas pour autant les enfants de mon conjoint.

Bon, je laisse de côté le braillage la nuit, et j’en reviens à la pureté de l’enfant (et non de l’agneau qui vient de naître).

Regardez deux très jeunes enfants de deux ans, par exemple. Si l’un a le malheur de prendre le jouet de l’autre, le petit propriétaire tout pur dudit jouet peut le lui arracher des mains sans crainte de faire de la peine à l’autre. Et le petit voleur se met à pleurer… C’est une scène que je trouve infiniment triste, alors que le petit propriétaire égoïste n’a rien à cirer de voir l’autre pleurer.  Au pire, il va se mettre à pleurer lui-même parce qu’il veut reprendre son jouet qui lui appartient à lui tout seul. Égoïste. Tu devras apprendre à partager!

Pur un enfant?  À trois ou quatre ans, devant une inconnue en surpoids : pourquoi elle est grosse (ou laide) la madame, maman?  Toute vérité n’est pas bonne à dire…  J’attendais que tu me fasses honte  pour te l’enseigner.

J’en reviens aux charmants enfants de votre conjoint .  Oui, il sont charmants, mais vous ne les aimer pas. Pourquoi au juste?

Tu n’es pas ma mère… ou tu n’es pas mon père…

Qui ne s’est pas fait dire un jour : tu n’es pas mon père ou tu n’es pas ma mère… Que répondre d’autre à cette question qui vous rappelle trop souvent  que vous subissez les enfants de votre conjoint :

Heureusement que je ne suis pas ta mère! Si j’étais ta mère, ça ne marcherait pas comme ça! Et de poursuivre dans votre tête : Je n’en voulais pas d’enfants et si j’en avais voulu, ce n’est certainement pas toi que j’aurais choisi comme enfant, ni un enfant de ton genre… Vous oserez peut-être le dire tout haut, surtout si c’est un ado.

Non, il n’y a rien à répondre. Cette question est un exercice de patience et de tolérance jusqu’au jour où l’on en a assez et qu’on quitte l’homme et la femme et sa progéniture pour une vie meilleure.

Les enfants du conjoint c’est rarement un plus dans une relation de couple à moins d’être extrêmement patient, tolérant et de laisser passer toutes les crises d’adolescence et de savoir gérer toutes les autres crises,  à moins d’avoir voulu avoir des enfants et de n’avoir jamais réussi à en avoir.

Pour vous déculpabiliser un peu, dites-vous que si  les deux parents des enfants n’ont pas  réussi leur vie familiale avec leurs propres enfants qu’ils ont eu ensemble, pourquoi serait-il possible qu’un étranger ou qu’une étrangère puisse faire mieux?

Pourquoi le nouveau conjoint devrait-il obligatoirement aimer les enfants de l’autre et se sacrifier pour les enfants de l’autre?

Mon conjoint fait toujours passer ses enfants avant moi

Le défi pour le conjoint qui amène ses enfants dans une nouvelle relation de couple c’est de faire passer ses enfants en premier tout en donnant l’impression à son partenaire qu’il ne passe pas en troisième.

En troisième? Comment ça?

Les personnes les plus importantes dans la vie d’un parent c’est ses enfants; la deuxième c’est lui-même et la troisième c’est le conjoint.

Quand on n’a pas d’enfant, la personne la plus importante dans notre vie c’est soi-même et le conjoint passe en deuxième. Vous venez de gagner un rang.

Quand l’autre a des enfants et nous pas, on passe en troisième, mais ça ne doit pas trop paraître… Tout un défi.  Et des fois, le conjoint qui n’a pas d’enfants et endure ceux de son conjoint se retrouve en quatrième place après l’autre parent des enfants, parce que votre conjoint et l’autre parent prennent parfois des décisions ensemble pour le bien des enfants et ces décisions vont parfois à l’encontre de vos intérêts à vous…  La phrase était longue, désolée.  Relisez-la au besoin!

Je récapitule:

Dans une relation où l’autre a des enfants

1- les enfants de l’autre passent en premier

2- votre conjoint

3- l’autre parent (pour les décisions relatives aux enfants même si c’est à votre détriment)

4-vous

Dans une relation où ni  vous ni l’autre n’avez d’enfants

1-vous dans votre propre vie

1-le conjoint dans sa propre vie

2-le conjoint

Comment faire pour vivre avec un conjoint qui a des enfants que vous n’aimez pas?

Vous avez besoin du support de votre conjoint.

Celui-ci ne doit pas toujours être du côté de ses enfants.

Votre conjoint ne doit pas exiger que vous aimiez ses enfants.

Il doit vous aider à mettre en place des astuces pour apprivoiser ses enfants.

L’amour ça se mérite. Et qui sait peut-être un jour, les enfants de votre conjoint et vous-même aurez peut-être une excellente relation.

Et surtout, il ne faut pas oublier que ce  n’est pas facile non plus pour les pauvres enfants dont les parents sont séparés d’accepter que quelqu’un d’autre prenne la place de leur autre parent qu’ils aiment…  En bout de ligne, ces pauvres enfants font parfois pitié et subissent eux aussi une relation d’où ils ne peuvent s’échapper!

 

 

 

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